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Nos missions

Nos Projets, nos actions

NAISSANCE

Les inégalités hommes-femmes, cristallisées par la pauvreté, laissent trop souvent les femmes malgaches en marge du développement économique du pays, elles en sont pourtant des acteurs incontournables.

Il est donc apparu essentiel à l’association de placer les femmes au cœur de ses préoccupations. 

NAISSANCE

Concernant les soins relatifs à la maternité, moins de la moitié des femmes fréquente des structures sanitaires. Parmi tous les accouchements qui ont lieu à domicile, peu sont assistés par un personnel qualifié. Le recours aux matrones, qui bénéficient de la confiance de la population, est fréquent. Malheureusement, l’absence de dépistage prénatal, de mauvaises conditions d’hygiène et le retard de prise en charge des complications qu’occasionnent les accouchements à domicile rendent ces derniers dangereux, en témoignent les taux de mortalité et de morbidité maternels et néonataux.

Le manque de fréquentation des structures de soins s’explique par plusieurs facteurs : la méconnaissance des risques liés à la grossesse et l’accouchement, ainsi qu’une méfiance à l’égard de la médecine occidentale. Mais surtout, les soins liés à la médecine moderne sont, pour de nombreuses personnes, complètement inaccessibles  géographiquement et financièrement. Ainsi, en milieu rural, beaucoup de femmes vivent à plusieurs dizaines de km de piste de la première structure sanitaire et ne sont pas véhiculées.

 

Quelques chiffres 

- Revenu mensuel moyen : 48€ 

- Prix de l’accouchement à l’hôpital public : 57€

- Prévalence des contraceptifs : 33% (2016)

- Taux de fécondité : 4,36 / femme (2017)

- 78% de la population vit en milieu rural (2017)
 

- Soins prénatals : au moins 1 visite : 86,3% au moins 4 visites : 49,3% 

- Soins à l’accouchement, personnel soignant qualifié : 43,9%

- Accouchements en institution : 35,3%

- Taux de mortalité néonatale : 9,7 décès pour 1000 naissances (contre 2,2 en France)

- Taux de mortalité maternelle : 353 décès pour 100 000 naissances (contre 8 en France)

(2008-2012)

Ces statistiques sont à moduler en fonction des régions:  il apparaît que le Sud malgache est le moins doté en infrastructures médicales et le plus touché par la pauvreté. Les problématiques évoquées sont encore plus prégnantes dans ces régions. C’est pourquoi l’association a souhaité s’implanter dans cette zone géographique.

SCOLARISATION

Le parrainage des enfants pour la scolarisation s'est rapidement imposé à ANDAO comme une évidence. Sillonner les rues de Fort-Dauphin permet vite de constater le nombre effarant d'enfants non scolarisés, souvent livrés à eux-même. Certains travaillent, d'autres assurent leur survie grâce aux poubelles... Bref, la précarité est immense pour nombre d'entre eux, et les chances d'en sortir bien maigres.

L'école est une passerelle incontournable pour tenter de contrer cette situation dramatique. Ainsi, en 2017, après le bon déroulement de la scolarisation de Aldinot, proposée par l'association partenaire Monseigneur Bay Surf Club, ANDAO a décidé de développer un programme de scolarisation, s'adressant à tout enfant dont les proches n'ont pas les moyens d'assumer les frais de scolarisation.

Nos ARCHIVES

Agriculture, Environnement, Social

Depuis sa création, l'association a mis en place de nombreux partenariats. Certains ont pris fin car le soutien n'était nécessaire que temporairement. Pour d'autres l'instabilité des partenaires a résolu les membres à se retirer des projets. Mais les actions de l'association consiste essentiellement en la mise en place d'accompagnements et de formations, de ce fait chaque projet mené a pu laisser une empreinte dans les pratiques des bénéficiaires. Enfin, avec le temps, l'efficience de certains partenariats a incité l'association à concentrer ses moyens humains et financiers auprès de ces acteurs, donnant la priorité à deux programmes que sont ceux menés pour la santé maternelle et infantile ainsi que le soutien à la scolarisation d'enfants issus de milieux vulnérables.

Voici un petit historique des volets Développement Agricole et Océan qui sont suspendus à l'heure actuelle.

DEVELOPPEMENT AGRICOLE

Au Sud-Est de Madagascar, la région de Fort dauphin ( Anosy ) bénéficie d’un climat tropical, et enregistre des précipitations tout au long de l’année (+1500 mm/an); la proximité d’une barrière montagneuse assure la formation de nombreux cours d’eau. Ainsi, l'Anosy est plus verte et plus fertile que les régions avoisinantes.

Ces différents avantages destinent naturellement l’Anosy à devenir le grenier du sud Malgache, pourtant en proie à de nombreux dérèglements climatiques qui aboutissent chaque année à des famines, en particulier dans la région voisine : l’Androy.

Mais la réalité est toute autre : L'Anosy ne parvient guère à l'autonomie alimentaire et vit sur les importations, (lorsqu'elles arrivent jusqu'à destination étant donné la détérioration des routes). Les difficultés d'acheminement des produits majorent l'inflation. La périphérie de Fort-Dauphin se garnit de constructions de fortune abritant des familles vivant dans des conditions d'extrême pauvreté : des populations rurales viennent gonfler le tissu urbain car l'agriculture ne leur permet pas de vivre dignement.

Par ailleurs, les pratiques agricoles locales posent aujourd'hui sérieusement la question de leur durabilité. La déforestation massive, par le feu ou la coupe, fait disparaître les cours d'eau et provoque l'érosion des sols. La monoculture de manioc, très mortifère pour un sol déjà brûlé maintes fois, recouvre les paysages d'Anosy. Tout ceci dans un contexte d'accroissement démographique intense.

Ces pratiques sont les conséquences de la pauvreté car elles confèrent au paysan une solution immédiate ou rapide (charbons, pâturages, espace cultivables) à un problème urgent : les bouches à nourrir. Elles installent donc le sud de Madagascar dans une spirale d'appauvrissement et de désertification qu'il est urgent d'enrayer

C'est à travers la diffusion de compétences agro-écologiques et des actions de sensibilisation à l'environnement qu'ANDAO s'est investi dans certains projets

Nos Missions : OCEAN

OCEAN

Fort Dauphin jouit d’une situation géographique particulière, c’est une presque île : l’océan est omniprésent.

De cette contrainte environnementale les habitants ont su faire une force, une part de leur culture. Ainsi toute la ville vit encore au rythme des pêcheurs qui gravitent dans les différentes baies autour de la ville. La faune étant encore abondante dans ce milieu fragile, c’est toujours un événement d’assister au retour de quelques pêches miraculeuses.

L'Océan fait aussi le bonheur des enfants qui ne manquent jamais une occasion d’aller s’amuser sur la plage, nager et surfer.

L'Océan est donc le poumon économique de la ville, à la fois source de survivance et de loisir. Très sollicité, il supporte et subit les problématiques du développement, fragilisé par l'épuisement de ses ressources auquel s'ajoute une pollution urbaine grandissante difficilement maîtrisable. Sa préservation est bien évidemment garante de la survie d'une grande partie de la population. 

Aujourd'hui, pour ANDAO, l'Océan représente un vecteur clé à des actions relevant de problématiques sociales et environnementales. C'est grâce au partenariat avec le Monseigneur Bay Surf Club, relais privilégié avec le tissu associatif d'une jeunesse urbaine volontaire et motivée, qu'il nous a été possible de mener à bien des projets portés par les jeunes.

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